CHIRURGIE AMBULATOIRE

une activité à favoriser

La France se classe dans les derniers pays de l’OCDE en matière de chirurgie ambulatoire : seuls 40 % des actes éligibles y sont réalisés, loin derrière les États-Unis (94 %), le Danemark (78 %) et l’Allemagne (61 %). Or, 85 % des gestes marqueurs pourraient être réalisés en ambulatoire. Pour atteindre ce taux cible, les tarifs en chirurgie ambulatoire ont été rendus plus attractifs.

Une tarification plus attractive

D’une part, au 1er janvier 2007, la T2A est passée à 100 % (au lieu de 50 %) sur cinq groupes homogènes de séjour (GHS) de chirurgie ambulatoire dans les établissements publics. Cela représente une opportunité de développement importante. Il s’agit d’une première étape.

D'autre part, quinze couples de GHS (chirurgie ambulatoire/hospitalisation complète) ont fait l'objet d’une incitation tarifaire en ambulatoire au 1er mars 2007 pour les établissements publics. Concrètement, les tarifs d’hospitalisation complète et de chirurgie ambulatoire se rapprochent. À titre d’exemple, l’opération du canal carpien en ambulatoire (GHS 8053) est désormais facturée 773,84 € (contre 716,32 € auparavant) : une augmentation de plus de 57 €, soit plus de 8 %. Parallèlement, en hospitalisation complète, le tarif de cet acte baisse pour passer de 1 584,18 € (tarif 2006) à 1 210,37 €. Soit une réduction de l’écart des tarifs de près de 50 %. Il en est de même pour les quatorze autres GHS (cf. Mémo).

Des outils d’aide à la décision

Les directeurs d’établissement et les présidents de Commissions médicales d’établissement (CME) se verront prochainement présenter par les représentants de l’Assurance Maladie un profil de leur établissement sur ces actes afin d’optimiser cette partie de leur activité. Bien entendu, les médecins de ville, les médecins traitants notamment, et les assurés seront également sensibilisés à cette pratique ambulatoire.

Un gisement d’économies important

Les sociétés savantes concernées estiment que 85 % des quinze actes marqueurs sont réalisables en ambulatoire. Si cet objectif était atteint, cela entraînerait une économie de l’ordre d’un milliard d’euros.


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